13 juin 2012

C'est trop bon ! (ou pas)

books

 

 

Une (vieille) cliente se place à notre porte, à regarder notre point de vue. Puis, elle se retourne vers nous et nous lance le plus sérieusement du monde :

"- Et le Beffroi ? Vous en êtes contents ?
- ... ????"

 

***

 

"Auriez-vous un livre qui pourrait expliquer à mon fils de 2 ans - et accessoirement à ma femme aussi- que les parents ne sont pas toujours d'accord et que ce n'est pas grave ?"

 

 

***

"Vous me donnerez des affiches pour ma classe."

(Notez l'absence du point d'interrogation...)

 

***

"Je voudrais un livre pour un enfant de 4 ans. Bon, il est un peu neuneuh hein. En fait il est d'origine algérienne. Alors pas trop compliqué le livre !

- Sortez d'ici connasse !!!!!!"

(ça, dirait Ted Mosby, c'est ce que j'aurais dû lui dire... En réalité, j'ai juste fait : "... !!!!!!")

J'ai fini par lui montrer des albums sans texte, mais qui lui ont semblé trop compliqués encore. Au final, elle a décidé que ce petit garçon était décidémment trop stupide pour qu'on lui offre un livre...

 

***

 

"Vous aviez un livre sur la table il y un mois ou deux. Vous l'avez encore ?

- Désolée, je viens de vendre le dernier exemplaire !"

(ça, c'est ce que j'aurais dû lui dire, merci Cécile pour la réplique. En réalité, j'ai juste fait : "... !!!!")

 

Cette dernière est valable aussi pour "Je cherche un livre rouge, de forme rectangulaire."

ou encore : "Je cherche un livre avec des mots."

 

***

 

 

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08 juin 2012

Et on ne m'avait rien dit !!!!!

Bah voilà, à force de dessiner et de ne plus fureter sur internet, j'ai râté la sortie des nouveaux albums de deux de mes chanteuses fétiches !

Heureusement Juliette en a parlé et maintenant... et bien... j'attends d'avoir des sous !

 

julia stone régina spektor

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06 juin 2012

« Tout a sans doute déjà été dit, mais comme personne n’écoute, il faut recommencer » J. Sfar

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 Quand le petit Nèg' est arrivé dans le domaine, personne ne comprenait ce qu'il disait, et il a préféré se taire. Finalement, quand il a raconté comment il avait quitté les Antilles pour atterrir là, en Amérique, et s'enfuir du bateau, ça a réveillé l'histoire de Vieux George, celui qu'on appelait Kojo sur la terre d'Afrique où il était né. Jonas, le tonnelier du domaine, lui, était venu d'Angleterre dans les bagages de son père, avec sa caisse à outils. Dans son atelier, le petit Nèg' allait apprendre à lire et à vivre dignement. Il allait aussi recevoir un métier... et un surnom, son futur nom d'homme libre : Catfish. Sincère et sensible, le récit de la vie de Scipio Catfish est un parcours aventureux vers la liberté, émaillé des portraits de figures hautes en couleurs... Il fallait la plume et les pinceaux de Maurice Pommier pour rendre à ces personnages ce que l'esclavage et l'exploitation leur refusèrent : un visage, une histoire, la mémoire d'une vie digne où s'est réfugiée l'humanité d'un monde inhumain.

Voici comment Maurice Pommier nous parle de la naissance de Catfish : "Cette histoire de l’esclavage me hante depuis une vingtaine d’années, mais je n’arrivais pas à m’en débarrasser dans un récit. Toutes les choses que je voulais raconter s’accumulaient, par bribes, mais ça restait coincé dans ma tête. Le Petit-Nèg’, qui s’échappait d’une plantation des Antilles pour se retrouver en Amérique, était bien là, mais son histoire m’échappait encore. Et puis, un jour (une nuit, plutôt !), j’ai vu le Vieux George, qui tombait sur lui en nourrissant les cochons. J’ai compris que ce personnage était la clef de l’histoire, alors je l’ai vite dessiné comme je le voyais, là, avec ses seaux de pâtée… Mais il a encore fallu cinq ans pour en arriver à faire ce livre ! "

 

***

 

Voilà un grand album. Grand par son contenu forcément intéressant, grand par son texte simple, fort et émouvant, grand par ses illustrations délicates, poétiques, brutes et ciselées, grand par sa facture, avec cette magnifique couverture en ombres chinoises sur fond de lumière de soleil couchant...

C'est vraiment un livre magnifique que nous offre là Maurice Pommier.

L'histoire de Catfish est une merveille, idéale pour aborder l'esclavage avec les enfants, mais c'est aussi une grande aventure humaine... J'ai adoré découvrir les histoires du Petit Nèg', de Georges et de Jonas... J'ai - curieusement ou non - eu le même plaisir qu'à ma lecture du phénoménal roman Racines de Alex Haley. Ce dernier est clairement un roman pour adulte (bien que je l'ai lu vers l'âge de 12 ans si mes souvenirs sont bons), quand Catfish est à priori destiné à la jeunesse... Cependant, je défies quiconque, adulte, de ne pas tomber amoureux de cet album...

Les mots, les illustrations de Maurice Pommier sont à la fois humbles et enchanteurs, magnifiques de précision et de soin... Moi qui ait eu la chance d'entendre Maurice Pommier raconter des histoires, je rêverais de l'entendre nous raconter celle-ci de vive voix ! Car Maurice, dans la vie comme dans ses livres est un merveilleux (ra)conteur...

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03 juin 2012

Des boulangers, des cheesecakes et des moments dont on se souviendra longtemps...

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Une journée de dédicace exceptionnelle, qui s'est transformée en un peu plus que ça.

Alexis Galmot est incroyable ! Fou, sensible, profondément humain, avec un talent incommensurable. Till Charlier est une perle rare d'une gentillesse absolue doté d'un don délicat et précieux. Quant aux actrices essentielles de l'ombre qui les accompagnaient, à savoir l'éditrice et la graphiste, rien de tout cela ne se serait fait sans elles...

C'est formidable de voir comment les choses peuvent se passer dans le monde de l'édition. De rencontrer des personnes passionnées, réellement passionnées. Qui ne vendent pas leur âme pour du profit ou du commerce. Ce qu'on a vu là, ce sont des gens qui aiment profondément ce qu'il font, et qui vont au bout de leurs rêves. Et c'est parfois difficile, le chemin est jonché d'embûches. Mais quand tous les éléments se trouvent, se rejoignent, cela donne un feu d'artifice unique et merveilleux.

Cet album, cette Boulangerie de la rue des dimanches est un bijou. Et nous réalisons que c'est un bijou qui est aussi une sorte d'objet magique qui rapproche les gens... Nous avons vécu des choses exceptionnelles, et finalement c'est Kalila qui en parle le mieux :



A la fin, nous étions 7 sur un quai de gare.

 

Au début, c'était juste une rencontre. Ils devaient arriver vers 17h00, repartir le lendemain. On les attendait, juste portés par l'envie que ça soit plus qu'un passage. Sans toutefois tellement savoir ce que, eux, ils en attendaient.

 

Au début, c'était juste des présentations. Le truc un peu formel où on laisse parler ceux qui se connaissent déjà, et qui nourrissent l'espoir secret que tout le monde se reconnaitra... Ce moment étrange où l'on réajuste ses a priori, tout en ne sachant pas encore très bien si cette idée-là de se rencontrer, était une bonne idée.

 

Quelques mots, quelques regards encore un peu gênés, et des sourires qui trahissaient déjà un peu les bons moments à venir. Les timidités se cachaient encore derrière les rires maladroits, mais déjà l'on pouvait sentir que l'idée de cette rencontre n'était pas tout à fait mauvaise.

 

Ensuite, il y a eu tellement. Les mots et les rires, les sopés et les cheese-cake, la lune pas tout à fait pleine, la cathédrale un peu trop à droite, le thé dans la cuisine, le petit déjeuner sous la glycine, les cafards qui sortaient du tuba, et les enfants assis devant l'histoire, les tartines au milieu des livres, le jubilé, et les crayons arc-en-ciel...

 

Et puis, si vite est arrivée la fin. Ce moment étrange où l'on en veut un peu au temps d'être passé si vite, et où l'on essaie de tricher un peu avec l'heure qui passe. Tout en sachant qu'on ne pourra pas lui échapper longtemps. On fait comme s'il ne fallait pas se presser, on laisse partir le train de 18h50. On rêve à une deuxième soirée passée ensemble, une autre nuit et encore une autre journée. On essaie de repousser le moment de se séparer. On se résigne à se diriger vers le train de 19h14. On se dit un premier au revoir qui ne sera pas le dernier.

 

Et puis, il y a eu la fin. C'était juste une rencontre. Ils devaient repartir. Alice et Valéria pas très loin, à Paris, Till et Alexis beaucoup plus, à Strasbourg et Marseille. Mais il y a des gens que l'on ne quitte qu'à regret. Alors, on se surprend à calculer les kilomètres qui nous sépareront de ces gens-là qu'on va laisser monter dans ce train-là. Combien d'heures jusqu'à eux ? Combien de temps avant de les retrouver ? Alors, on échafaude des plans en forme de stratagèmes pour un jour se revoir.

 

A la fin, nous étions sept sur un quai de gare. Sept à se promettre trois jours ensemble, peut-être quatre. Au bord de la mer, ou à la campagne. Ici ou ailleurs, juste nous. Sept sur le quai d'une gare, à se dire un ultime au revoir, avec au creux des yeux, des regards qui n'avaient plus besoin de mots pour dire ce qu'ils avaient vécu.

 

Sept sur un quai de gare. Jusqu'au coup de sifflet qui, dans un mouvement arithmétique impitoyable, nous a transformé en 4+3. Quatre derrière la vitre d'un train qui commençait déjà à s'éloigner. Trois sur le quai d'une gare, qui s'obligeaient à retenir au-dedans des larmes dont elles ne sauraient pas très bien si elles couleraient de la tristesse de voir le train partir si vite, ou du bonheur de ces deux jours passés ensemble.

Kalila


Alexis et Till

Crédit photo un autre endroit


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31 mai 2012

J'ai failli être à la bourre !

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Alors que je vais bientôt passer quelques heures avec l'un des trois scénaristes du Péril Jeune, il apparait un fait embarrassant : je n'avais jamais vraiment vu ce film !

En fait, ce n'est pas vrai. Je l'avais vu il y a plus de 15 ans, mais il était 3 heures du mat', et j'étais avec un garçon qui me plaisait beaucoup et nous... mangions des sandwichs (les amateurs de HIMYM me comprendront, il n'y a rien de sexuel là dedans hein !)... je n'étais donc pas franchement concentrée sur ce qui se passait à l'écran...

Ma copine collègue Vanessa connait elle chaque réplique de ce film culte. Je m'apprêtais donc à passer pour une quiche.

La chose est réparée, je l'ai vu hier soir, et qu'est-ce que j'ai rigolé !

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28 mai 2012

Le doudou lapin

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Production du jour et d'une partie de la nuit : je flippe grave pour la mise en couleur !!!! C'est drôle d'ailleurs comme c'est toujours à cette étape que j'ai des sueurs froides...

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Vous noterez l'inspiration directe de la posture dans Moonrise Kingdom ;-)

Posté par Yulenka à 01:54 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

22 mai 2012

Le film du lundi (ou du mardi) : Moonrise Kingdom

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Moonrise Kingdom est une véritable inspiration artistique. Si Sempé, Jimmy Liao et Norman Rockwell s'étaient connus et s'ils avaient été réalisateurs, ils auraient pu faire ce film. Mais c'est Wes Anderson qui l'a fait, et c'est juste parfait.

Ce film est un bijou, un chef d'oeuvre, un monument. A voir en famille. Absolument !

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21 mai 2012

(Re)production du jour

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Cette fois-ci j'ai voulu faire une reproduction de Jimmy Liao... Je voulais me familiariser avec le trait, la mise en couleur... Et me mettre plus à l'aise avec différentes techniques... Une chose est sûre : j'adore travailler avec l'aquarelle !

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17 mai 2012

J'ai (presque) pris le risque quand même...

Max et Maurice couleur

 

... Après avoir fait un scan et une réimpression de l'original, je me suis donc lancée dans la couleur... C'est en cours, c'est un peu trop propre, trop convenu, je dois me lâcher un peu plus et je vais suivre les conseils avisés que l'on m' a donné. Je ne suis pas mécontente pour l'instant... Mais vous avez raison, il est très bien en noir et blanc aussi, je vais le garder dans les deux versions... et surtout, encore une fois un immense merci pour tous vos encouragement et vos compliments et vos gentils mots... cela me touche infiniment, et me motive énormément à continuer...

Posté par Yulenka à 22:52 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

16 mai 2012

Ne pas flinguer Max et Maurice !

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Je viens de massacrer mes Vieux Amants avec des couleurs trop criardes (et du coup, je ne les ai pas achevé)... J'apprends à utiliser l'aquarelle et dois garder à l'esprit que ce n'est pas de la gouache... Et là, me voilà avec Max et Maurice, et je les aime vraiment bien, alors pour le coup, je flippe un peu sur le passage à la couleur...

Posté par Yulenka à 00:45 - - Commentaires [20] - Permalien [#]



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